Noël 2016 avec les orphelins de Kimbondo

Conversation entre un professeur et quelques élèves triés sur le volet, à l’issue de la visite de l’orphelinat de Kimbondo durant la Noël 2016. Une touche différente, en qualité et en quantité, par rapport aux deux précédentes années de cette initiative de solidarité.

Noël à la Pédiatrie de Kimbondo

– Comment a été la visite de la pédiatrie de Kimbondo de ce Noël 2016 ?

– Beaucoup plus gaie que les années précédentes, répond un élève finaliste. Plus amusante même, reprend-il. Il y a eu un podium et des instruments de sonorisation pour des activités culturelles à l’intention des orphelins. Nous nous sommes bien amusés avec eux. Nous leur avons apporté un peu de notre joie ainsi qu’une plus grande quantité de vêtements et de nourritures que les fois précédentes.

– Comment se fait-il qu’il y a eu plus de vivres et d’habits que les années précédentes ?

– Je crois, dit un élève de quatrième année, que c’est grâce à la mobilisation faite par le gouvernement des élèves. Pourtant les professeurs insistaient sur la générosité depuis plusieurs semaines, mais les élèves réagissaient timidement, même malgré la brochure envoyée aux parents. Les élèves finalistes et ceux du gouvernement (cinquième année) sont passés classe par classe : et cette mobilisation entre élèves a suscité un plus grand élan de solidarité.

– Toi qui viens pour la première fois à cette visite de l’orphelinat, qu’est-ce qui a retenu ton attention ?

– Quelques élèves plus anciens nous effrayaient, nous autres de première année, en disant que la visite est très désagréable parce qu’il y a beaucoup d’orphelins très malades ; plusieurs ont des malformations pour lesquelles leurs propres parents les ont abandonnés ; certains sont des sorciers, etc. Dès l’entrée, il y avait un petit enfant sans bras juste à côté du Père [Hugo]. Après il y avait plusieurs pavillons avec des enfants malformés ! Mais ce sont tous des enfants comme nous ! Nous avons chanté, dansé et joué avec quelques uns parmi eux. D’autres qui étaient très malades ou sur une chaise roulante ne pouvaient pas s’amuser comme nous : ils regardaient seulement à l’ombre des arbres. Il y avait aussi une sœur blanche [européenne] qui embrassait surtout les enfants les plus mal en point. Deux enfants orphelins sont restés tout le temps attachés à la maman de notre ami de classe qui était venue nous accompagner. Ils voulaient rester près d’elle : elle les portait même !

 

 

-Qu’est ce qui t’amuse autant, toi ?

– Vous avez vu comment dansaient le Directeur des Études et le Directeur de Discipline ? Je ne les ai pas reconnus ! Ils sont très sévères à l’école, mais ici, ils ont chanté et dansé comme des enfants !

– Est-ce tout ce que tu as retenu ?

– Bon, il y avait aussi des cérémonies. Le Père nous a parlé au début. On le voyait très ému. Nous sommes allés aussi à la tombe de la Sœur fondatrice de la pédiatrie. Un des orphelins qui fait maintenant des études universitaires avait lu un mot de bienvenu avant qu’un groupe de trois jeunes orphelins en uniforme de l’école ne viennent offrir des fleurs et des cartes de vœux de Noël au Directeur de Bozindo, au président des élèves et à une maman de l’école.

– Reviendrais-tu une autre fois ?

– Bien sûr que oui, parce que c’était plus intéressant avec les poèmes qui ont été déclamés, etc. Un des élèves de ma classe est d’ailleurs venu l’année dernière avec sa famille peu après la visite de l’école. Le président des élèves a même dit que l’année prochaine nous pourrons assister d’autres orphelinats de la ville ! ♦

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